Un peu de bon sens !

Publié le 20 Novembre 2014

Aujourd'hui, j'ai envie de partager quelques réflexions, car je crois que le bon sens se perd un peu ces temps-ci.

 

Il est ici question de livres, de lecture, de droits d'auteur et tutti quanti. Ce que j'exprime ici est mon point de vue de lectrice (et n'engage que moi!) qui réfléchit un peu et qui est aussi citoyenne du monde.

 

Donc, d'un côté, les auteurs ne peuvent pas vivre de leur plume. C'est clair.

 

 

Source : http://www.enviedecrire.com/wp-content/uploads/repartition-des-gains-pour-un-livre-vendu-20-euros.png

Source : http://www.enviedecrire.com/wp-content/uploads/repartition-des-gains-pour-un-livre-vendu-20-euros.png

De l'autre, on veut à tout prix sauver les librairies. Et ce sont bien souvent les mêmes qui demandent  ces deux choses pourtant... incompatibles !!!

Bon, là, je viens de perdre la moitité de mes abonnés, mais pour ceux qui restent, je m'explique.

 

Dans le dessin ci-dessus, on voit clairement que la moitié du prix du livre (et même un peu plus !) revient au libraire et au diffuseur, les deux allant de pair. Or, ces deux éléments ne sont que des inventions de la société de consommation, des « profiteurs » dans le sens de « faire des profits ».

 

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le Larousse : Libraire > Personne dont la profession est de vendre des livres.

 

Si on supprime ces maillons (inutiles), les auteurs sont déjà en bien meilleure position.

 

Note : ce qui est amusant aussi, c'est de voir que souvent les plus grands défenseurs des librairies sont des blogueurs qui en fait, par leur essence même, ont « piqué » l'autre aspect du travail des libraires, en plus de la vente, qui consiste à conseiller des livres.

 

Mais, revenons à notre sujet. Comment, si l'on supprime libraires et diffuseurs, avoir accès aux livres ? Et ben pardi, dans les BIBLIOTHÈQUES !!! Lorsque vous commandez un livre à la biblio ou que vous l'empruntez, des redevances fonctionnent qui permettent aux auteurs de recevoir leurs droits.

 

Ajoutons à cela que ces livres-là sont accessibles à tous et pas seulement à ceux qui peuvent mettre 20 euros/dollars pour satisfaire leur besoin de lecture. Voilà qui semble agréablement démocratique.

 

Le livre passeur de culture, provocateur d'émotion et de réflexion, générateur de pensées et d'évasion est devenu dans notre société mercantile un simple produit.

 

Redonnons-lui sa juste place afin que tous, auteurs et lecteurs, VÉRITABLES amoureux des mots, puissent jouir de ses bienfaits.  

 

Merci à celles et ceux qui sont restés jusqu'au bout.