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Publié le 18 Juillet 2015

« L'iguane » de Denis Thériault

C'est Venise du Passe-Mot qui a eu la merveilleuse idée de placer ce livre dans mes mains. MERCI VENISE ! Quelle belle rencontre avec cet auteur unique en son genre ! Quel livre remarquable !

Je ne suis généralement pas du style à employer tant de superlatifs, mais là, ce sont les mots qui conviennent pour parler de ce roman hors du commun et terriblement touchant.

Commençons par la début, soit la couverture du livre : L'Acqua de Guiseppe Arcimboldo. Le travail de cet artiste du 16e siècle m'a toujours fascinée et il est ici la parfaite illustration du contenu de ce livre : un être constitué par la mer que l'on peine à définir pleinement en tant qu'être humain et qui porte en lui à la fois mystère, onirisme et poésie. Cet être entre terre et mer, c'est le héros de notre histoire, c'est Luc, enfant au passé trouble et au présent difficile qui parvient contre toute attente au fil de l'histoire à s'intégrer pleinement dans une nouvelle famille au sein de laquelle il fait des miracles (au sens propre du terme), celle de celui qui n'est au début que son voisin de pupitre a l'école et qui deviendra peu à peu son frère.

 

De la mer, il est question d'un bout à l'autre du livre de Denis Thériault  dont elle constitue un personnage à part entière. C'est elle qui pose le décor, c'est elle qui assure l'ambiance sonore, c'est auprès d'elle que l'on se retrouve, que l'on se cache, c'est elle qui permet de fuir aussi. La mer fait rêver et possède un langage unique. Beaucoup la contemplent, pensent la connaître, peu cependant parviennent à en saisir pleinement l'âme.

 

Denis/Luc, par le biais d'un onirisme envoutant, nous invite à ce dialogue profond avec celle qui le berce chaque jour, celle qui lui manque dès qu'il s'en éloigne.

 

Les multiples personnages (la mère, les grands-parents et l'oncle de son ami/frère ainsi que le père Loiselle, entre autres) qui permettent à l'auteur de nous raconter l'histoire de Luc sont décrits avec une précision rare sans cependant que l'on puisse déplorer un surplus de mots. Tout ici est exactement là où il doit être, chaque phrase, chaque jeu de mots.

 

 

Ce faisant et sans jamais ouvrir de facheuses parenthèses qui viendraient briser le rythme de son ériture aussi hypnotique que le va et vient des vagues océanes, le conteur visite les thèmes graves de la violence conjugale, de la maltraitance des enfants, du deuil ou encore de l'intimidation. 

 

Je vais arrêter ici les éloges au risque sinon que vous pensiez que je vais trop loin. Pourtant, ce livre mérite sincèrement un tel déploiement d'admiration, car il est d'une qualité rare. Et il ne s'agit que du premier roman de Denis Thériault !!! Est-il humainement possible de faire mieux ? Je ne crois pas, mais Denis Thériault n'est plus, je pense, tout à fait un être humain... Je le soupçonne en effet de séjourner régulièrement à Ftan. ;-)

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 25 Avril 2015

Alors que j'achève ma sixième lecture d'un roman de Patrice Favaro (et que je suis une fois de plus sous le charme de son écriture et des messages essentiels qu'elle sert de manière simple, efficace et touchante) dont deux d'entre eux ont été réalisés en collaboration avec sa compagne l'imagière Françoise Malaval, j'ai décidé de consacrer un billet « Portraits » à ce couple d'artistes engagés aux regards tendres et lucides sur un monde qu'ils continuent chaque jour de rendre meilleur par leurs travaux, leurs interventions auprès des jeunes, leurs cheminements.

Portraits : Françoise Malaval et Patrice Favaro (6 lectures)

Le livre que je viens de terminer s'appelle « Une frontière » et touche à l'universel en ce sens qu'il pourrait se dérouler en de multiples points du globe. Universelle aussi malheureusement l'aberration de la guerre et l'existence des « fous de guerre » dont l'histoire de Nôr et Sâd évoque ici les dérives.

Ce livre d'environ 150 pages n'est pas un récit d'atrocités « de plus ». Mes deux derniers mots vous choquent sans doute, mais oui, je crois que notre société fait une overdose d'atrocités. Trop, c'est trop, alors... on détourne les yeux. Impuissants devant tant d'horreur et de bêtise, nous ne savons plus que faire et, parce qu'il faut continuer à vivre, nous passons à autre chose... de plus en plus vite.

Pourtant, la guerre continue de faire rage, souvent, en de multiples endroits, car certains en ont besoin, la guerre est bonne pour les affaires.

... il connaît par coeur ce genre de discours que la radio rabâche à longueur de journée. Ce qu'on prend soin de taire à ceux qui l'écoutent, c'est que la guerre entre le Souryastan et le Chandrastan n'a été qu'un jeu de dupes, une partie d'échecs truquée pour attirer l'attention des grandes nations en leur faisant redouter que le conflit entre les deux pays se propage partout ailleurs. Les deux gouvernements vont se partager la mise : les millions de dollars, d'euros et de yens promis par ces mêmes grandes puissances pour ramener la paix dans la région. Quant aux malchanceux qui sont tombés de part et d'autre de la frontière lors des accrochages, les tués, les blessés, les estropiés : ils n'étaient que des pions. Ceux qu'il fallait sacrifier sur l'échiquier, précisément, pour que tout cela paraisse crédible et que la manoeuvre réussisse.

Page 139

Non, vraiment, ce livre ne vient pas s'ajouter aux très nombreux récits d'atrocités. Cette lecture permet plutôt d'oser de nouveau regarder la guerre, d'ouvrir les yeux sur les véritables causes de celle-ci : la soif de pouvoir et d'argent de certains. Qu'on ne vienne pas essayer de nous faire croire autre chose.

Portraits : Françoise Malaval et Patrice Favaro (6 lectures)

Les autres titres que j'ai lu de ces artistes sont :

Du sable entre tes doigts

La fille du loup

La vérité crue

Princesse Laque

Ammi

Et ceux que je souhaite lire sont :

*On ne meurt pas, on est tué

*Voyage au-delà du par-delà

*Ombres et Petite-Lumière

*La faim de l'ogre

*Les oreilles de Sigismond

*Mahout

... et tous ceux qu'ils écriront et dessineront encore afin de transmettre aux générations futures la valeur qui est au coeur de leurs démarches et de leurs vies : le respect des droits humains fondamentaux.

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 6 Mars 2015

Si vous manquez de temps en passant ici aujourd'hui, ne lisez pas mon billet, mais celui de Jean Barbe lui-même en suivant le lien ci-dessous.

Emporté il y a quelques temps dans une tourmente médiatique, Jean Barbe prend le temps de rappeler ses convictions et sa vision de monde. Je partage pleinement les premières et lutte chaque jour pour conserver intacte la seconde... malgré tout.

Cette lecture a été une rencontre, elle m'a bouleversée tout en me donnant la force de continuer de croire en un monde... vivable.

C'est Suzanne (que je ne remercierai jamais assez pour toutes les belles suggestions de lecture qu'elle me fait) qui m'a invitée à lire ce livre. En plus de combler une profonde lacune dans ma culture, j'ai découvert un ouvrage essentiel que chacune et chacun devrait, à mon sens, lire pour mieux comprendre le monde, notre monde.

 

Au fil de ma lecture, j'ai souvent pensé à deux titres dont j'ajoute les liens ci-dessous et qui m'ont aussi aidée à ouvrir les yeux sur les absurdités « inévitables » de nos sociétés. Oui, « inévitables », car comme nous le rappelle souvent Jean Barbe dans son livre, la guerre ne s'arrête jamais, elle ne fait que reprendre des forces.

 

Vous pourriez penser que l'on sort de cette lecture totalement anéantis, mais non, je me sens plutôt mieux « armée » pour faire face à la pression du monde, car c'est bien de cela dont il s'agit, de résistance à ce qui ne peut être évité, ce qui est ainsi parce-que...

 

Il y a de nombreux passages très intenses que j'ai lu pour moi-même, puis à JJ et que j'ai relu encore et que je n'oublierai jamais. Je vous les offrirai peut-être de temps en temps, quelques citations par-ci, par-là, pour toujours se souvenir de la précarité de notre volonté, de la fragilité de nos idéaux.

 

Mais, aujourd'hui, je ne veux en retenir qu'une seule. Elle conclut le livre et résume son propos en même temps qu'elle dit notre seule raison de vivre où que nous soyons, qui que nous soyons.

 

Nous n'avons que l'amour à opposer à l'horreur du monde.

Page 332

« Comment devenir un monstre » de Jean Barbe

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 13 Janvier 2015

Parfois, entre deux lectures, j'aime aller faire un tour du côté de la littérature jeunesse.

 

Cette fois-ci, c'est Enna qui m'a inspirée avec le billet qui se trouve ici et la découverte a été tout simplement merveilleuse. Merci Enna ! Je vous laisse prendre connaissance de son billet, mais je ne peux m'empêcher de partager avec vous l'une des superbes illustrations de ce livre d'une poésie à couper le souffle.

« Les Derniers Géants » de François Place

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 9 Décembre 2014

Lorsque je termine un livre de Joanne Rochette, l'émotion est telle que je ne parviens pas tout de suite à rédiger de billet.

 

Cela avait déjà été le cas pour « Quartz » dont vous pouvez finalement lire ma chronique sur le site de La Recrue du Mois.

 

J'ai terminé « Vents salés » il y a déjà plusieurs jours et je tente aujourd'hui de vous tranmettre les émotions que ce roman a générées en moi.

 

Ici, contrairement à « Quartz », ce ne sont pas la terre, la montagne et la forêt qui sont témoins des emportements et des questionnements humains, mais le fleuve et pas n'importe lequel, un fleuve qu'il faut savoir apprivoiser, un fleuve au caractère fort, un fleuve aussi terrifiant que splendide : le Saint-Laurent ! 

 

 

Portrait : Joanne Rochette (2 lectures)

Un homme et une femme s'aiment au début du 20ième siècle autour de ce fleuve, de ses bateaux, de ses pilotes, de ses vents, de ses glaces, du rythme qu'il impose, des vies qu'il prend et de celles qu'il façonne.

 

Peu importe d'où l'on vient, les vents salés peuvent enivrer, les vents salés peuvent rassurer et il peuvent aussi rendre fous.

 

Avec une intensité époustouflante et des passages qui placés ensemble formeraient un recueil de poèmes, Joanne Rochette décrit la nature humaine ainsi que cette étrange maladie qu'est l'amour.

Alors tu m'as raconté cette terre de lumière, ses couleurs intenses, inconnues d'ici, que tu as regardées, béat, en observant les gens aller et venir. Tu m'as révélé comment on ne connaît rien des êtres humains, combien d'autres, pour vivre, loin là-bas, pensent le monde si différemment de nous, et le doute qui s'est emparé de toi plusieurs fois, qu'est-ce donc que ces valeurs, que ces jugements que nous posons, si confiants et sûrs de notre idée de la vie...

Page 30

Après l'eau et la terre, les deux prochains romans de Joanne Rochette nous parleront-ils de feu et d'air ? Nous le saurons bientôt... J'ai hâte !

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 11 Août 2014

« Le jour avant le lendemain » de Jorn Riel

Les mots me manquent pour vous parler de ce livre.

C'est peut-être parce que ce n'est pas qu'un simple livre, mais bien plus que cela.

Ce conte philosophique imaginé par Jorn Riel parle de la vie, de la mort, du Grand Nord, de la chasse, de la solitude, de l'amour.

Il nous dit l'histoire de Niniok et de Manik, il nous dit l'histoire de l'humanité toute entière, il nous dit tout.

Ne passez pas à côté ! Lisez-le, lisez-le, lisez-le ! :)

« Le jour avant le lendemain » de Jorn Riel
« Le jour avant le lendemain » de Jorn Riel
« Le jour avant le lendemain » de Jorn Riel
« Le jour avant le lendemain » de Jorn Riel
« Le jour avant le lendemain » de Jorn Riel
« Le jour avant le lendemain » de Jorn Riel

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 27 Juin 2014

J'ai découvert récemment l'univers de Guillaume Siaudeau à travers son roman « Tartes aux pommes et fin du monde », mais également au fil de son blogue : La Méduse et le Renard.

 

C'est au cours de l'une de ces visites que j'ai visionné l'entrevue ci-dessous de Georges Brassens et René Fallet par Michel Polac.

 

Émotion.

Nostalgie.

Envie de relire « Bulle ou la voix de l'océan».

Et c'est ce que j'ai fait.

« Bulle ou la voix de l'océan » de René Fallet

Je me souvenais vaguement de ma lecture d'enfance... d'un pirate qui tombe à côté d'un coquillage... d'une demoiselle un peu capricieuse... d'un coquillage qui voyage... Mais, tout ceci était un peu flou dans mon esprit.

Alors, j'ai relu et... j'ai redécouvert ce texte d'une poésie infinie, d'une valeur inestimable à mes yeux d'aujourd'hui, pour celle que je suis devenue.

Je disais dans un précédent billet que « Tistou les pouces verts » valait plus désormais pour moi que le célèbre « Petit Prince » et j'ajoute ici que « Bulle ou la voix de l'océan » de René Fallet est un « Tistou » de la mer.

Un livre essentiel qui permet de mieux comprendre le monde et d'y vivre selon des valeurs qui sont les miennes et que je partage, j'en suis convaincue, avec vous toutes et tous qui passez par ici de temps en temps.

Tout ce que Petit-Pierre ne pouvait entendre, il le fit entendre à Bulle. Le petit sourd lui apprit à entendre la terre.

Page 107

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 20 Juin 2014

Ce livre-disque est une invitation.

Mozart, Bizet, Bellini, Wagner, Verdi, Strauss, Rossini, Gounod, Monteverdi, Moussorgsky, Purcell et Tchaïkovsky sont nos guides le temps de découvrir l'opéra, ses recoins, ses silences, ses locataires.

Les plus férus s'amuseront à reconnaître les extraits empruntés aux répertoires des grands compositeurs.

Pour ma part, je manque cruellement d'éducation musicale, mais je ne pouvais pas ne pas LA reconnaître.

Et puis, il y a Louis, le petit preneur de son qui se promène de page en page et de découverte en découverte. Louis qui a un peu peur parfois, Louis qui s'amuse, Louis qui est ému et Louis qui fait une merveilleuse rencontre...

« Le silence de l'opéra » de Pierre Créac'h

Merci Louise pour cette belle suggestion de lecture.

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 5 Juin 2014

FLASH SPÉCIAL ! FLASH SPÉCIAL !

 

« Paul à Québec » sera bientôt sur nos écrans, avec :

 

Paul/François Létourneau :

 

et

 

Roland/Gilbert Sicotte :

 

Wow ! Wow ! Wow !

 

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Un livre à lire ABSOLUMENT et à relire, à relire, à relire, à relire et à relire encore.

Chaque nouvelle lecture apporte de nouvelles découvertes. On rit, on pleure, on se questionne, on trouve des réponses, on sourit, on apprend à connaître et aussi l'on se reconnait souvent !

Tellement vrai !!!
Tellement vrai !!!
Tellement vrai !!!
Tellement vrai !!!
Tellement vrai !!!

Tellement vrai !!!

On peu lire simplement l'histoire de Paul qui pose un regard tendre sur sa vie et sa belle famille.

On peut suivre le cheminement de Roland, son beau-père.

On peut jouer à une sorte de « Où est Charlie ? » en cherchant de multiple détails dans les dessins d'une qualité exceptionnelle.

On peut s'intéresser au portrait social que fait l'auteur du Québec des années 2000.

Tout est dit.
Tout est dit.
Tout est dit.

Tout est dit.

Et puis, l'on peut tout relire encore une autre fois en regardant les enfants qui vivent au travers des pages. Cette dernière version est peut-être celle que je préfère tant elle colle à la réalité.

Partie de scrabble à la maison de retraite. Regardez la petite !!!!

Partie de scrabble à la maison de retraite. Regardez la petite !!!!

Quel oeil, quel crayon, quel auteur, quel livre !

 

Je n'aime pas les idoles, je n'aime pas les fans, je n'aime pas les petits coeurs pour dire que c'est merveilleux, je n'aime pas le mot chef-d'oeuvre, mais ... sachez tout de même qu'il manquera définitivement quelque chose à votre vie de lecteur ou de lectrice si vous ne lisez pas ce livre !!!

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 29 Mai 2014

« Pivoine » de Pearl Buck

Ce fut un immense plaisir de retrouver Pearl Buck après « Vent d'Est, vent d'Ouest » .

Je suis repartie en Chine à ses côtés pour y découvrir avec ce très beau livre la vie d'une famille juive dans la province de Honan et l'accueil fait à celle-ci par les Chinois.

Mais, au-delà des faits relatés et de la mise en présence de croyances différentes cherchant à s'apprivoiser mutuellement sans toujours y parvenir adéquatement, c'est la précision avec laquelle Pearl Buck parvient à décrire les sentiments de chacun des personnages de son livre qui m'émeut particulièrement, profondément.

Ces instants de flottement durant lesquels l'âme et le coeur se disputent nos décisions.

 

Ces années où l'on pense avoir oublié des sentiments qui ne sont en fait qu'endormis.

 

Ces cruelles paroles telles des coups de poignards que l'on s'étonne parfois d'être capables d'endurer.

 

Et puis, autour de tout ceci, il y a les lieux, la nature, l'architecture, les étoffes et les visages décrits avec une finesse telle que l'on a parfois l'impression de n'avoir qu'à tendre la main pour les toucher.

 

 

« Enveloppant » est peut-être le mot qui résume mon sentiment à l'issue de cette lecture que j'ai ralenti au maximum pour qu'elle ne s'achève pas trop vite.

 

Nous parlions il y a quelques temps au Café La Jasette de « romans doudous ». Pour moi, celui-ci en est un. Je me sens bien entourée des mots de Pearl Buck.

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 23 Avril 2014

« Vent d'Est, vent d'Ouest » de Pearl Buck

Lorsque le vent d'Est rencontre le vent d'Ouest, il en résulte un grand tourbillon.

L'action de ce roman se déroule dans la Chine des années 20 et le livre traite de la rencontre des traditions de l'ancienne Chine et de la modernité venue de l'Occident.

Chacun des personnages défend son point de vue avec conviction. C'est extrêmement touchant. La mère, très âgée, ne peut se résoudre à voir ce en quoi elle a toujours cru disparaitre. Les enfants pour leur part, avec plus ou moins de tact, essaient de faire passer leurs idées tout en étant eux-mêmes déchirés entre leur passé, leur présent et leur avenir.

Ce qui fait la grandeur de ce livre à mon sens est le caractère universel du message qu'il transmet.

 

La difficulté de comprendre la différence et l'attachement parfois « aveugle » aux valeurs traditionnelles sont à l'origine de nombreuses incompréhensions partout dans le monde, menant parfois à de violents conflits.

Le roman de Pearl Buck pourrait aisément être transposé dans de nombreuses régions du monde et en de multiples époques.  

 

À la fin, celles et ceux qui sortent grandis de ces périodes d'évolution déstabilisante le sont parce-qu'ils ont été et sont toujours guidés par l'amour. Seul ce dernier semble pouvoir donner la force d'affronter de telles remises en questions fondamentales tant sur le plan culturel qu'identitaire.

 

Place donc à l'amour !

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 29 Janvier 2014

Portrait : Paule Noyart (4 lectures)

Le Québec : un pays, des livres, toujours plus de livres ! Les dernières recrues se retrouvent toutes ici.

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Portrait : Paule Noyart (4 lectures)

Dans le courant du mois de février 2014, j'aurai le plaisir de recevoir au cours de l'émission Reflets de la TVCW, Madame Paule Noyart.

Afin de préparer au mieux cette rencontre, je suis en train de parcourir la très riche bibliographie de cette auteure.

J'ai commencé par la lecture de «La Chinoise blonde».

Cette découverte de l'auteure belge, résidant au Québec depuis une trentaine d'années, fut un très très très agréable moment de lecture.

 

Le sentiment qui me reste à la suite de cette lecture en est un d'apaisement. Le rythme des mots, mais également les personnages, qui pourtant vivent des situations complexes et douloureuses, invitent à des moments de trève.

 

 

 

 

Ce pourrait être le portrait de Rose

Ce pourrait être le portrait de Rose

Avortement, maladie, mort, font partie des événements qui jalonnent  la vie de Rose et d'Antoine dont on partage les questionnements quant à leur couple. 

Mona, la mère d'Antoine, est présente elle aussi. Et puis Melvin, Claire et Basile qui apportent  leur aide... ou pas.

 

- C'est quoi être bizarre ?
- C'est ne pas être comme les autres.
- Comme quoi?
- Je ne sais pas... Comme une femme à barbe... une bonne soeur en tutu... une Chinoise blonde...

Page 187

Ce livre m'a un peu, par moments, fait repenser à celui de Paul Guimard : « Les choses de la vie » pour l'évocation de la distance et du rapprochement entre deux êtres. J'ai parfois aussi retrouvé dans l'onirisme de certains passages un peu du surréalisme des écrits de Boris Vian.

J'ai beaucoup aimé.

 J'ai commencé dans la foulée « La danse d'Issam » de la même romancière.

J'ai commencé dans la foulée « La danse d'Issam » de la même romancière.

Le Liban. La guerre du Liban. Non ! Ne partez pas ! Ce n'est pas un livre de plus sur l'absurdité et la cruauté de la guerre. C'est un livre sur le Liban et sur ceux qui l'aiment.

Paule Noyart, ici encore, trouve le ton juste pour évoquer un sujet mille fois traité. Elle ne s'attarde pas au décompte des victimes ou aux considérations politiques complexes et déroutantes. Elle évoque le Liban et les libanais chez eux, dans leur pays, que la guerre a transformé, mais qui jamais n'a perdu son âme.

- C'était comment, cette fois, Émile ?
- Je croyais que tu ne voulais pas parler de Beyrouth !
-Pas avec Pierre. Avec Pierre, vous ne discutez que de politique et on n'y comprend rien.
- Nous non plu.
- Moi, je parle du Liban d'avant, il doit bien en rester un peu, n'est-ce pas ?
-Oui, il en reste un peu.

Page 342

Le Liban raconté par Paule Noyart est celui de...

...Leila, jeune et belle infirmière chrétienne dont le grand-père druze est tué par un enfant devenu fou. Quelle ironie ! Leila qui a toujours plein d'enfants autour d'elle, qui leur voue sa vie dans son service de pédiatrie et bien au-delà.

...ceux qui se marient « vite fait » sur un toit, car c'est seulement depuis cet endroit-là que l'on peut voir venir le danger.

...Fadia qui, au risque de sa vie, ira mettre ses pots de fleurs à l'abri le temps que la guerre éclate pour ensuite aller les rechercher au moment de reconstruire refleurir.

Portrait : Paule Noyart (4 lectures)

...Rosa, la petite fille traumatisée qui ne sait plus dire qu'un seul mot : «Pan!». L'on respecte son silence et l'on se réjouit lorsqu'elle revient à la vie parce-que Émile a parlé son langage : « Pan!».

...Issam, le franc-tireur qui ne tire pas franchement et qui, lorsqu'il peut enfin déposer son fusil, se met à danser...

Portrait : Paule Noyart (4 lectures)

«Les vertus du lait de poule » n'est pas un roman. Il s'agit de récits.

Des rencontres. Des moments de vie. Des pays. Des sensations. 

Ce livre n'est pas mon préféré des trois que j'ai lu de Paule Noyart. Mais, il possède cependant de très belles qualités.

 

La première est relative au ton que Paule Noyart emploie pour nous conter ses aventures. J'ai ri à plusieurs reprises, sincèrement, sans parfois pouvoir m'arrêter. 

 

La seconde réside dans le fait que je possède désormais une mine d'informations pour préparer la rencontre du mois de février avec l'écrivaine.

Je fais maintenant un peu plus partie de sa famille. Je connais Louisa, la grand-mère.

Elle m'a appris que si on boit du lait de poule tous les soirs, on ne sera jamais malade; qu'il ne faut pas s'en faire quand papa et maman se disputent parce que c'est toujours comme ça dans les ménages; qu'un soldat qu'il soit boche ou anglais, est un homme comme les autres et qu'on peut le ramollir avec une soupe.

Page 7

Je connais aussi Hortense la jument. Je connais Jojo et Balzac, les chiens.

Je connais aussi surtout ceux qui auraient pu faire partie de la famille, mais qui ne sont que passés plus ou moins brièvement dans la vie de Paule Noyart et ont, à leur manière, eux aussi contribué à façonner son oeuvre.

Portrait : Paule Noyart (4 lectures)

Je commence aujourd'hui (19 janvier 2014) la lecture de «La nuit d'Ostende» afin de poursuivre ma découverte de l'oeuvre de Paule Noyart.

Après seulement quelques pages, j'ai envie de partager avec vous les mots qui suivent :

Delphine laisse courir son regard sur la pelouse impeccable : pas un seul pissenlit, pas une seule pâquerette, pas un seul chardon. Une pelouse cultivée, comme le bonheur des Verhoeven.

Page 96

J'ai refermé hier « La nuit d'Ostende » dont j'ai dévoré les 600 pages et qui laisse aujourd'hui un grand vide dans ma vie de lectrice.

 

Au fil de la lecture, je vous ai présenté Delphine (ci-dessus), Irène, Alma (qui meurt en écoutant Puccini) et Odile. Ces femmes traversent la Seconde Guerre Mondiale et nous les suivons, dans leurs actes héroïques et leurs terreurs bien sûr, mais surtout dans leur vie quotidienne, dans toutes ces petites choses de tous les jours que les circonstances transforment qu'on le veuille ou pas et celles aussi qui au contraire refusent de changer.

 

Comme avec « La danse d'Issam», j'ai retrouvé dans ce livre le même talent de Paule Noyart pour la description de ces moments d'humanité d'autant plus précieux qu'ils sont rares en temps de guerre.

Portrait : Paule Noyart (4 lectures)

Je repense par exemple en écrivant cette chronique à cette journée où, se sachant sur le point d'être confrontée à la pénurie, la famille tente de faire du pain. C'est un désastre. Il faut s'y reprendre à plusieurs fois, chacun tente de faire mieux. Après plusieurs tentatives infructueuses, l'on savoure enfin un pain «mangeable ».

 

Ou cette autre fois où deux personnes retrouvées dans une cave racontent comment leur mère est morte à leurs côtés durant la captivité et comment ils voulaient soritr le corps de la cave en cachette pour lui donner une sépulture décente. Mais, chose imprévue, la seule ouverture envisageable pour ce faire, soit le soupirail, était trop étroite. Voici des détails auxquels l'on en pense pas lorsque l'on évoque généralement la guerre et que Paule Noyart décrit avec délicatesse, expliquant aussi comment l'un des personnages écoutant le récit ne peut contenir son fou rire nerveux. C'est humain, ça aussi, de craquer. 

 

Et après la guerre, que devient-on lorque cela fait quatre ans que l'on vit dans la clandestinité ? Il faut réapprendre à vivre, comme l'on a appris quelques années plus tôt à se contenter ou à résister.

 

 

Rien ne manque dans le livre de Paule Noyart, chaque chose est à sa place. «La nuit d'Ostende» me fait penser à de la dentelle confectionnée à la main, lentement, finement.

Lorsque l'ouvrage est terminé, l'on possède quelque chose capable de transformer en modèle d'élégance chaque vêtement, chaque instant de la vie. 

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 14 Novembre 2013

« La petite fille de Monsieur Linh » de Philippe Claudel

Quel beau livre !

Ce roman parle de déracinement, de guerre, de deuil, il pourrait être sombre. Mais, ce livre parle aussi d'amitié et de reconstruction. Il est inspirant.

Mais, ce n'est pourtant pas, je crois, ce qui compte le plus dans ce roman de Philippe Claudel (le premier que je lis de cet auteur). Ce qui est essentiel ici, ce sont les détails.

Certes, l'écriture est totalement maitrisée et d'une grande pureté. Rien n'est en trop, rien ne manque, tout est à sa place. Mais, ce n'est pas de ces détails-là dont je veux parler.

Non, la beauté de ce livre réside dans l'attention portée aux détails. Celle qu'il faut absolument porter aux détails dans la vie de tous les jours. Parce que ce sont tous ces détails qui feront que le tout fonctionnera ou pas, que la vie sera belle... ou pas.

« La petite fille de Monsieur Linh » de Philippe Claudel

Il y a ce passage où Monsieur Linh quitte le dortoir de réfugiés pour l'hospice. Les « travailleuses sociales » lui parlent avec sincérité d'une amélioration. Pour lui, c'est un déchirement, car il ne pourra plus aller chaque jour voir son ami, le gros bonhomme qui fume. Mais, il se résigne sans résistance. Cependant, en arrivant à l'hospice, sa seule demande est de continuer à recevoir un paquet de cigarettes par jour, ce paquet qu'il offre à son ami. Car, même loin de lui dans une ville qu'il ne connait pas, il garde toujours l'espoir de le revoir un jour, d'être capable de le retrouver. L'établissement est non-fumeur, ceci lui est refusé. C'est là un drame beaucoup plus douloureux pour lui que d'être mal habillé ou considéré comme fou. C'est un détail pensent les deux femmes.

Pour lui, c'est TOUT, car son ami est TOUT pour lui.

Soyons attentifs aux détails, toujours, tous les jours, à tous les détails, ils peuvent TOUT changer.

 

Rédigé par Marion Transetti

Publié dans #♥

Publié le 10 Novembre 2013

 

J'avais lu « Tistou les pouces verts» lorsque j'étais enfant et j'en gardais un vague souvenir : le don de Tistou, le poney Gymnastique et les illustrations du livre... belles et colorées.

 

J'avais ici peur d'être déçue, de ne pas retrouver la magie de l'époque. C'est exactement le contraire qui est arrivé. Ces retrouvailles avec Tistou ont été fabuleuses et m'ont fait un bien fou.

 

 

Sa naïveté et sa lucidité, sa douceur et sa détermination, sa fragilité et sa puissance.

 

Voyez-vous, je suis comme beauoup de gens, une ambassadrice du  «Petit prince» de Saint-Exupéry dont je possède la montre, le stylo, le sac, etc... Eh bien, en toute sincérité, je me rends compte aujourd'hui que, pour moi, Tistou dépasse de loin le « Petit Prince » dans son universalité.

Je réalise avec un peu de tristesse que le  « Petit Prince » a peut-être bénéficié d'un meilleur «marketing », mais que Tistou est un porte-parole pacifiste encore plus poétique et plus intense que le personnage de Saint-Exupéry.

«Tistou les pouces verts» de Maurice Druon

Je veux donc aujourd'hui rendre justice à Tistou et son auteur Maurice Druon.

Merci à vous deux de semer de l'espoir et d'embellir le quotidien. Vous êtes tous les deux arrivés en haut de l'échelle de glycine, mais il nous reste à nous votre livre... et toutes les fleurs de la Terre.

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 20 Octobre 2013

Le premier est un merveilleux album de Séverine Gauthier, Thomas Labourot et Christian Lerolle.

Le second est le livre bouleversant de José Mauro de Vasconcelos.

Il m'était impossible de ne pas parler des deux en même temps. Vous allez très vite comprendre pourquoi.

«Mon arbre » et « Mon bel oranger»«Mon arbre » et « Mon bel oranger»

Tout a donc commencé par la lecture de cette chronique de Caroline que je tiens à remercier chaleureusement de m'avoir permis de faire la connaissance de Zézé.

Puis, le hasard de ma vie de lectrice a fait que le lendemain, Jean-Jacques est revenu de la biblio avec l'album « Mon arbre » déniché dans le rayon jeunesse ( au sein duquel il passe beaucoup de temps en ce moment en raison de la sortie de son prochain livre : « La montagne qui pleure»).

Il m'a simplement dit : « Je crois que ça devrait te plaire ». Ce fut effectivement le cas. Un véritable coup de coeur. Pour l'histoire, pour les dessins, pour le message, pour Petite Pousse, pour son arbre, pour tous les arbres de la Terre. Ce livre est un trésor précieux.

Mais, une page a retenu mon attention plus que les autres. Il s'agit de la page 5.

«Mon arbre » et « Mon bel oranger»

Suite à cet incroyable clin d'oeil, j'ai donc commencé à lire l'histoire de Zézé et de son bel oranger.

Dire que j'ai aimé ce livre n'est pas assez fort.

Dire que ce livre m'a bouleversé n'est pas assez fort.

Vous dire que j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup pleuré en lisant ce livre vous dira peut-être combien il a compté pour moi, combien il m'a touché, combien il a rejoint ces livres que l'on n'oublie jamais.

Je n'ajouterai rien à la chronique de Caroline qui dit tout ce qui doit être dit. Rien sauf peut-être ces quelques mots de Vasconcelos simplement essentiels :

C'est toi qui m'a appris la tendresse de la vie, mon cher Portugâ. Maintenant, c'est à mon tour de distribuer des billes et des images, car sans tendresse la vie n'est pas grand-chose»

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 3 Octobre 2013

« Le sablier des solitudes » de Jean-Simon DesRochers

Le Québec : un pays, des livres, toujours plus de livres ! Les dernières recrues se retrouvent toutes ici.

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« Le sablier des solitudes » de Jean-Simon DesRochers

13 personnages.

13 vies.

13 destins.

13 sexualités.

1 carambolage.

Des morts, des blessés, des survivants.

La vie reprend ses droits pour le mieux ou pour le pire, c'est selon.

De toute façon, elle fait bien ce qu'elle veut, la vie.

Voici, en quelques mots, la ligne narrative du roman de Jean-Simon DesRochers.

Ensuite, il y a le talent de l'auteur. Immense.

Détail après détail, l'on se rapproche de chacun des personnages, on les décortique, on les reconnait.

Analyse sociale acérée. Ni bonne, ni mauvaise. Ni pour, ni contre. Simplement juste.

Au cours de ma lecture, j'ai pensé à Raymond Depardon, à ce « quelque chose » qui sublime la banalité et que Jean-Simon DesRochers possède assurément, à mon humble avis.

« Le sablier des solitudes » de Jean-Simon DesRochers

P.S.

J'ai vécu durant trois ans à Marieville. Je travaillais à Saint-Césaire et/ou à Granby. Je passais tous les jours par Rougemont, parfois la nuit, parfois dans la poudrerie. Je devais porter le numéro 14.

Énorme merci à R+R pour cette excellente suggestion de lecture.

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 26 Septembre 2013

La maison de Walden

La maison de Walden

J'ai la réponse à cette fameuse question : Si vous deviez n'emporter qu'un seul livre sur une île déserte, duquel s'agirait-il ? De « Walden » d'Henry David Thoreau.

Ce livre, il faut le lire, l'avoir lu, le relire. Pas nécessairement en entier, mais les passages dont on a besoin à un moment donné.

Peut-être ce passage sur la nourriture et la culture d'un jardin. Ou bien celui sur les animaux de la forêt et leurs habitudes. Ou encore cet autre sur les gens du village.

La maison d'Austin

La maison d'Austin

Notre philosophie de vie dans la maison d'Austin surprend parfois certaines personnes. J'ai trouvé dans le livre de Thoreau des démonstrations simples et limpides du bien-fondé de nos choix. J'ai reconnu nos aspirations dans ce texte qui date de... 1854 ! Voici qui est rassurant. Tout était exactement comme maintenant. Rien n'a évolué diront certains et je leur réponds que rien n'a empiré ! Si l'on décide, il est vrai, de vivre en harmonie avec notre environnement et selon nos simples besoins sans fioritures inutiles, sans superflu. Naturellement, quoi.

Rédigé par Marion Transetti

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Publié le 20 Juillet 2013

«Le livre des brèves amours éternelles» d'Andreï Makine

Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette autre chronique écrite un peu plus tôt cette année à la suite de ma lecture du livre de Makine : «Au temps du fleuve amour».

Elle semblait étrange, comme incomplète. C'est que je n'avais pas su, pas pu, mettre des mots sur mes sensations après avoir rencontré ceux de Makine.

C'est exactement la même chose aujourd'hui. Les mots de Makine sont tout. Je ne peux rien écrire après lui.

Cet auteur n'est pas un coup de coeur, c'est bien plus que ça. Ils sont rares ceux qui, comme lui, atteignent cet universel.

Je me demande comment j'ai fait pour vivre AVANT Makine. Oui, c'est aussi intense que cela.

Je pourrais remplir la présente page de citations, mais je préfère vous laisser découvrir ces brèves histoires d'amours.

Prenez votre temps, savourez chacune de ces rencontres.

Cette lecture va transformer votre vie, j'en suis certaine.

«Le livre des brèves amours éternelles» d'Andreï Makine

Cette chronique a été rédigée dans le cadre du Challenge Petit Bac 2013.

Rédigé par Marion Transetti

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