« L'homme qui marchait sur la Lune » de Howard McCord

Publié le 28 Mai 2014

« L'homme qui marchait sur la Lune » de Howard McCord

J'ai choisi de lire ce livre parce que j'avais lu qu'il se situait quelque part entre Thoreau et Tarantino. Que nenni ! Point de réflexion et de lucidité ici à la manière de Henry David Thoreau ni d'atmosphères décalées dignes de Tarantino. Non, dans ce livre, il est question de violence, de vraie violence, celle des champs de bataille. Et de la manière dont un homme fait face à celle-ci sur le moment, et après... lorsqu'il se trouve sur une montagne appelée la Lune.

J'ai d'abord voulu abandonner ce livre, car il y était trop question à mon goût d'armes, de passion pour celles-ci, de descriptions émerveillées de leur puissance. Puis, je me suis accrochée et je ne regrette pas un seul instant, car comment, sinon ainsi dans un livre, peut-on seulement imaginer ce que vivent des soldats pris dans la tourmente de la guerre ?

Dans ce roman, Howard McCord dit les choses, les vraies choses. C'est tout. Il ne s'ennuie pas avec l'emballage, il va droit au but. Et il vise juste... c'est un sniper !

Un meurtre avec préméditation est un meurtre avec préméditation, que vous le fassiez pour l'argent, la vengeance, le patriotisme ou par simple colère. La différence, si différence il y a, réside dans le fait que la société - la nôtre comme les autres - ne punit pas les crimes commis à sa requête et que vous êtes alors censés avoir la conscience tranquille. La société vous paie pour cela comme elle paie pour tous les services dont elle a besoin. Ce n'est pas l'acte, ni même l'homme, que nous jugeons lorsque nous pendons l'un comme gredin et médaillons l'autre comme héros. Nous ne jugeons que l'effet produit sur la société.

« L'homme qui marchait sur la Lune » de Howard McCord

Le passé n'est réel que par la mémoire, et la mémoire est un petit courant électrique, plus fragile qu'une soie d'araignée.

« L'homme qui marchait sur la Lune » de Howard McCord

Si vous souhaitez garder vos illusions, ne creusez pas les questions que vous adressez à ceux qui ont passé beaucoup de temps sur les champs de mort du monde.