« Pieds nus dans l'aube » de Félix Leclerc

Publié le 25 Mars 2014

« Pieds nus dans l'aube » de Félix Leclerc

J'ai terminé cette lecture depuis déjà deux jours, mais je ne parvenais pas à venir en parler ici. Émotions trop intenses, mes mots incapables de parler de ses mots à lui.

Bref, je vous épargne l'alignement de superlatifs, vous l'avez compris, ce livre a bouleversé ma vie. Non, ce dernier terme n'est pas trop fort, car ce que ce livre m'a dit est exactement ceci : les choix que tu as fait pour ta vie sont les bons, continue comme ça, tout va bien. Et ce n'est pas tous les jours que l'on est ainsi rassurée, ce n'est pas tous les jours que l'on trouve des mots pour chasser tous les doutes qui ne cessent de nous assaillir. Voilà ce que fut ma rencontre avec ce roman de Félix Leclerc dans lequel il nous parle de son enfance à La Tuque, de ses amis, de sa famille, de son pays.

 

 

La suite de ce billet pourrait n'être qu'une succession de citations, mais je ne me sens pas le courage de recopier le livre au complet ! ;-)

Aussi, j'ai choisi de dégager trois thèmes de cette lecture, ceux qui me sont plus personnels.

 

Le premier sera mon fils Théo. Il a 10 ans. Félix a le même âge au début du livre.

 

Le second sera la poésie... les poésies, car je les découvre multiples.

 

Le troisième et dernier est incontournable : le Québec.

 

Théo a 10 ans et les comparaisons entre le jeune Félix et mon petit homme étaient inévitables.

 

Mais étaient-elles pertinentes en raison des époques qui sont différentes ? Je me suis posée la question et la réponse est OUI.

 

Même si le monde autour change indéniablement, il y a des choses qui subsistent, qui persistent et que nous ne devrions jamais perdre.

 

Ce sont les choses dont parle Félix Leclerc : l'amitié, le respect des animaux et de la nature, la tendresse, l'entraide, la solidarité, les rêves que l'on doit toujours faire plus grands, la quête de l'idéal.

 

Nous essayons de transmettre ces valeurs à notre fils. L'avenir nous dira dans quelle mesure nous avons réussi ou échoué.

La poésie...

 

J'ai longtemps cru que j'étais « malade de la poésie », qu'il me manquait un petit quelque chose quelque part pour pouvoir la comprendre.

Toutefois, certains mots me bouleversent et font venir des larmes dans mes yeux. Alors, quoi ? Suis-je parfois sensible, parfois pas ? La poésie est-elle parfois bonne, parfois pas ? Ou bien, appose-t-on le mot « poésie » sur toutes sortes de choses qui sont en fait bien différentes ?

 

 

Je me suis donc essayée à une sorte d'analyse (Topi volera très certainement à mon secours comme elle l'a fait pour le roman policier pour démêler et mettre un peu d'ordre dans ce que je ne fais que ressentir confusément).

 

Il y a donc selon moi la poésie « sauvage » et la poésie « domestiquée ». Les deux coexistent et l'une n'est pas meilleure que l'autre, elles sont simplement différentes.

 

La poésie sauvage dit ce qu'elle a envie de dire, comme elle a envie de le dire, et c'est beau parce que ce qui est dit est beau, l'on n'en demande pas plus. C'est un cerf qui passe en courant sur le terrain derrière la maison.

 

La poésie domestiquée vaut presque plus par la manière dont elle dit les choses que par les choses dites en elles-même. C'est un cheval tout pimpant, tout étrillé, tout beau. Il est splendide, il est majestueux.

 

Je crois préférer le premier type de poésie et je pense que c'est aussi celle de Félix Leclerc.

 

Amis poètes qui passez par ici, aidez-moi à y voir plus clair, je sens qu'il y a un peu de ça, mais c'est encore très flou. J'ai besoin d'apprendre la poésie.

 

Et enfin : le Québec.

 

Lire « Pieds nus dans l'aube » vaut tous les livres d'histoire du Québec, lire « pieds nus dans l'aube » devrait être obligatoire lorsque l'on arrive ici. Ce livre serait bien plus utile je crois aux nouveaux arrivants pour comprendre où ils se trouvent que de savoir avec exactitude combien d'habitants comporte le Québec aujourd'hui. Bref, revenons à Félix Leclerc.

 

 

 

Dans ce livre, un détail m'a interpelée. Félix Leclerc nous parle de son chien et de sa voiture à chien... Je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais entendu parlé d'un tel véhicule en France. J'ai donc fait une petite recherche et j'ai découvert qu'effectivement ceci est une particularité du Québec et de l'Est du Canada. Cela ressemblait à ceci :

Je pourrais parler de ce livre pendant encore de longues heures. En fait, je n'ai qu'un seul regret : ne pas l'avoir lu plus tôt ! :-)