«Révélation brutale» de Louise Penny

Publié le 5 Juillet 2013

«Révélation brutale» de Louise Penny

Pour la première fois je crois sur ce blog, je vous propose une chronique de type «J'aime/J'aime pas». Je ne suis d'habitude pas vraiment adepte de cette formulation, mais le livre de Louise Penny me pousse à l'adopter aujourd'hui.

Effectivement, je ne sais pas si je souhaite recommander ce livre ou pas. Je suis mitigée. J'en aime certains aspects et d'autres m'ont sincèrement déçue. C'est rare que cela m'arrive... Je suis plutôt du genre à adoooorer ou à clairement détester. Voici mes impressions de lecture.

Je n'aime pas...

... le rythme du récit. J'ai trouvé certains passages très longs et lents. Les moins de 500 pages de ce livre ont été plus difficiles à tourner que les plus de 600 du livre de Nick Stone lu juste avant (et dont je vous parlerai dans une prochaine chronique).

... la relation que j'ai eu avec les personnages. Une distance est demeurée entre eux et moi. J'attribue éventuellement ceci à deux choses sans en être certaine. La traduction tout d'abord (j'ai lu l'édition de Flammarion Québec) qui, je crois, manquait de justesse et également le fait que ce soit le premier livre de Louise Penny que je lis. Peut-être aurait-il fallu que je commence chronologiquement pour mieux apprivoiser les caractères de chacun. Dommage.

«Révélation brutale» de Louise Penny

J'aime...

... pouvoir rire aux éclats en lisant. Ce fut le cas lors de ce fabuleux passage où Marc le mari ne sait pas encore qu'il existe Marc le cheval alors que sa mère le sait déjà et lui demande s'il va bien. Le cheval ou le mari ?!? Le quiproquo né de cette situation m'a fait rire aux larmes. Mon conjoint m'a entendu et voulait connaitre la cause de ce fou rire. Je n'ai pas pu lui répondre tant je riais. Merci Madame Penny, ce fut un si bon moment !

... la description des Haïdas, des totems, des îles de la Reine-Charlotte, de «l'esprit de la montagne», de la vie dans la forêt, de la solitude et de l'amitié, du travail du bois. Magnifique !

Gamache savait qu'il était impossible de séparer la langue de la culture. Sans l'une, l'autre s'étiolait. Aimer la langue, c'était respecter la culture.

Page 434

Ce livre constitue une étape de mon marathon de lecture au profit de la lecture en cadeau.