«Le chemin de sable » de Pascal Garnier

Publié le 22 Juillet 2013

Résumé

Vincent a 18 ans, une mère alcoolique, un père en prison et plusieurs frères et sœurs plus jeunes que lui dont il doit s’occuper sans en avoir véritablement les moyens. Non, la vie n’est pas tous les jours rose dans sa cité du nord de la France.

Mais, il y a son ami Selim avec qui l’avenir semble toujours plus prometteur, avec qui il partage tout et même ce petit coup de folie « juste pour s’amuser » qui consiste à voler une voiture et partir voir la mer et saluer son oncle, cet être original, artiste à ses heures, qui vit sur la côte dans un ancien bunker.

Mais, Vincent va tout de suite apprendre sa première leçon de vie : rien ne se passe jamais comme prévu, pour le mieux ou pour le pire.

Selim va mourir, Vincent va croiser l’amour de sa vie, son oncle va lui permettre de découvrir son talent d’artiste, Vincent va rencontrer des êtres de tous bords et de tous âges qui vont, chacun à leur manière, lui apprendre un petit peu plus de cette vie bien capricieuse, mais si belle.

En suivant la côte pour rejoindre celle qu’il aime, Vincent va ainsi découvrir ce qui compte véritablement pour lui, ce qui lui permet d’avancer, ce qui fait de lui ce qu’il est, ni plus, ni moins : ses rêves !

«Le chemin de sable » de Pascal Garnier

Mon avis

Quand tout est gris, le temps, le paysage. Quand tout fait mal, la gifle d’une mère, l‘absence d’un père. Quand rien ne fonctionne plus, ni la télévision, ni les études. Quand il n’y presque plus d’étoiles dans le ciel et que celles qui restent sont plus mortes que jamais. Qu’est-ce qu’on fait?

On peut attendre, attendre encore et toujours, quelque chose qui ne viendra peut-être jamais ou alors trop tard. Oui, on peut attendre longtemps.

Ou bien, on peut emprunter « le chemin de sable » et parcourir la vie comme on parcourt la côte, du Nord au Sud.

«Le chemin de sable » de Pascal Garnier

Il arrive qu’elle soit trop belle pour être vraie cette vie, parfois elle est un peu douloureuse, souvent aussi elle fait peur.

Mais, grain de sable par grain de sable, tels ceux en formes de minuscules étoiles qui se trouvent sur la couverture du livre de Pascal Garnier, l’on parvient, tel un aveugle lisant du braille du bout des doigts, à en déchiffrer la tendresse, puis la beauté.

Car, finalement, Vincent a bien raison :

la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie!

 

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Cette chronique a été écrite dans le cadre de l'activité «Blogueur d'un jour».

Merci à Bayard Canada.