«2013. Année-Terminus.» de Luc Dellisse

Publié le 24 Janvier 2014

«2013. Année-Terminus.» de Luc Dellisse

Résumé

Ce livre se déroule à la fin de l’année 2013, au cœur de la « grande crise ». Sur les terrains de l’économie, de la politique, de la société et de la culture, l’auteur/narrateur regarde ce qu'est le monde et ses habitants. Il le fait à la manière d’un fil d’actualité et livre son opinion sur tous les sujets du moment en nous faisant part de ses propres choix pour lui et sa famille qu’il choisit d’exiler en Belgique.

Vrai/Faux. Fiction/Réalité. Haut/Bas. Vivre/Mourir. Affronter/Fuir.

Avec une écriture précise et lucide, l’auteur s’amuse à tout analyser pour tout clarifier et conclure en nous rappelant qu’il ne s’agissait que de fiction !

«2013. Année-Terminus.» de Luc Dellisse

Opinion

Jamais auparavant n’avais-je lu un tel « roman ». J’en suis sortie d’abord groggy, puis déstabilisée et enfin mon esprit s’est mis à galoper, à imaginer, à se questionner, à envisager, à regarder. Ce livre aborde avec simplicité et clairvoyance des sujets pouvant par ailleurs être rébarbatifs (natalité, fluctuations boursières, etc.) et les lie très naturellement avec notre quotidien.

Bien évidemment, la littérature et la lecture sont elles aussi passées dans ce tamis et je laisse tout de suite sur ces sujets la parole à Luc Dellisse.

Mise en garde : Souvenez-vous qu'il s'agit d'un roman qui est donc, par essence, fictif.

Les grands éditeurs avaient adopté un protocole assez simple : ils assuraient une première publication en ligne, et sortaient un tirage limité à partir du millionième visiteur. (…) Les librairies redevinrent des lieux conviviaux, où l’on trouvait des invendus rescapés du pilon, et des nouveautés si rares et chères que chaque exemplaire vendu était un événement et une fête.

… je croyais comme lui que l’avenir de la littérature passait par la lecture, et non par l’usage de ces petits paquets de feuilles séchées qui avaient si longtemps encombré nos appartements minuscules et favorisé la déforestation.