« Point d'équilibre » de Mélissa Verreault
Publié le 6 Février 2015

Je reste un peu sur ma faim en refermant ce recueil de nouvelles, car je suis habitée par deux sentiments contraires : l'un plutôt positif et l'autre pas.
Ce dernier est relatif au style de l'auteure ou, justement, à son absence de forme particulière. L'écriture de Mélissa Verreault, nous dit-on en quatrième de couverture, est « explicite ». Je dirais factuelle. Il est vrai que j'ai lu ce livre juste après « Plus haut que les flammes » de Louise Dupré et la transition entre les deux registres n'a peut-être pas aidé à me faire apprécier les mots de Mélissa Verreault. Je ne veux donc pas arrêter ici définitivement mon opinion. Je relirai Mélissa Verreault, d'autant plus que j'ai apprécié l'observation qu'elle fait de la nature humaine.
J'en viens donc à ce qui m'a plu dans « Point d'équilibre », toutes ces petites failles, ces instants où tout peut basculer, ces moments « d'absence », ces jours où l'on n'est plus tout à fait soi-même, où l'on navigue à vue dans des zones floues entre avant et après, quelque part entre les certitudes et les doutes, entre ce qui semblait acquis et ce qui pourrait nous être repris ou donné. Ne sachant plus trop bien si l'on est heureux, triste ou simplement... ailleurs.
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