Beau Dommage

Publié le 17 Janvier 2015

 

Il me faut commencer ici par une brève explication à l'attention des internautes français qui nous suivent.

 

Beau Dommage est un groupe de chanteurs et musiciens québécois des années 70 qui a connu un immense succès et dont les chansons sont désormais associées à l'histoire du pays ainsi qu'à la volonté d'indépendance de celui-ci. Certains parlent d'ailleurs au sujet de Beau Dommage de « chanson politique ».

Autre précision utile, je crois, Beau Dommage ne signifie pas « Belle Détérioration » !!!! :) Au Québec, l'expression « Beau dommage ! » signifie plutôt « Certainement ! », mais on l'emploie assez peu.  

Pourquoi vous parler de Beau Dommage aujourd'hui ? Parce qu'une soirée leur sera entièrement dédiée le 23 janvier prochain à la salle communautaire d'Austin (à 19h, juste après le vernissage de l'exposition des photographies de Jean-Claude Duff).

 

Le nombre de chansons que comporte la discographie de Beau Dommage est assez impresionnant et choisir un titre à partager avec vous aujourd'hui aurait pu s'avérer difficile. Il n'en fut rien, car l'une de leurs chansons semble avoir été écrite spécifiquement pour ce blogue.

 

Je vous laisse donc savourer... « Tout va bien » ! ;-)

Né à Montréal
D'une famille normale
Elevé dans le noir
Entre la t.v.
Et le purgatoire
Sorti de l'école
Rempli de symboles
Et de bonnes manières

Perdu dans ses rêves
Pendant tant d'années
A pas pouvoir les dire
A se les raconter
Avant de s'endormir
Lancé en amour
Pogné dans l'détour
Quand on découvre un jour
Que c'qu'on avait voulu
Etait moins beau en dedans qu'autour

Ayez pitié de l'homme qui a peur
Prenez-lui la main quand il pleure
Amenez-le doucement danser
Jusqu'au petit matin
Donnez-lui le goût de croire
Que tout va bien

Caché dans les bars
Où la nuit vient tard
Et où le jour se perd
A trouver des remèdes
Pour le mal de mer
Des lendemains de veille
Aussi vide et creux
Que le fond des bouteilles

Connu ses amis
Dans un bal masqué
En beaux habits d'soirée
A pas vouloir se dire
Si on 'tait déguisés
Endormis debout
Entre le sommeil
Et l'université
Sur des débuts de phrases
Et des idées de tout changer

Ayez pitié de l'homme qui a peur
Prenez-lui la main quand il pleure
Amenez-le doucement danser
Jusqu'au petit matin
Donnez-lui le goût de croire
Que tout va bien

Penché sur sa vie
Comme sur un cahier
A composer des rimes
Pour ses vieux péchés
Au lieu d'en inventer
Perché sur sa ville
Un oiseau fébrile
Avant de s'envoler

Assis sur le bord
De votre grand lit
Vous l'écouter parler
C'est fou tout ce qu'on peu dire
Quand on a just' une nuit
Votre main est douce
Votre main se glisse
Dans la main de l'homme
Et votre sourire lui dit
De rester jusqu'à demain

Ayez pitié de l'homme qui a peur
Prenez-lui la main quand il pleure
Amenez-le doucement danser
Jusqu'au petit matin
Donnez-lui le goût de croire
Que tout va bien

Amenez-le doucement danser
Jusqu'à demain matin
Donnez-lui le goût de croire
Que tout va bien