Tentons d'être cohérents...

Publié le 6 Décembre 2014

Je vis à la campagne par choix, je suis écolo. Les arbres sont partout autour de ma maison et je ne voudrais pas qu'il en soit autrement.

Lorsque le besoin se fait sentir, il m'arrive de monter au créneau pour défendre les forêts.

Parallèlement, j'opte consciencieusement et systématiquement pour les factures électroniques, j'imprime recto-verso, etc.

Mais alors, tous ces livres que j'avais jusqu'ici dans mes bibliothèques... tous ces arbres transformés en feuilles et en mots... dans ma maison... Oups !

Tentons d'être cohérents...

Que faire pour résorber cette incohérence flagrante ?

Comme je n'ai aucun contrôle sur le papier dont sont faits les livres que je lis, j'ai tout simplement décidé de les recycler et de leur donner plusieurs vies par moi-même. Terminé le livre que je lis UNE FOIS, que je pose sur l'étagère et qui y reste pour toujours.

 

C'est dans les mains des lecteurs que vivent pleinement les livres.

 

Je me suis alors tournée (pour d'autres raisons également que j'explique ici) vers les bibliothèques où chaque livre a de multiples vies/lecteurs et vers le PARTAGE des livres (ben oui, parce que même si je vais le plus souvent possible à la bibliothèque, il y a toujours des livres neufs qui arrivent dans la maison d'Austin : cadeaux, services de presse, etc).

 

J'offre, je donne, je transmets mes livres autant que je peux (j'en dépose même dans les salles d'attente en espérant qu'un jour ils parviennent à détrôner les magazines people... je sais, c'est un peu utopique, mais bon, au moins j'aurai essayé !). Ce système a aussi l'avantage de faire découvrir des auteurs (et parfois même la lecture en tant que telle... si, si... j'y reviendrai) à des gens qui sans cela n'auraient pas nécessairement été portés vers ces lectures.

Passeur, le lecteur dont la bibliothèque personnelle ne contient que de mauvais romans ou des essais de seconde main, parce qu'il a prêté les meilleurs...

Daniel Pennac

Bon, je veux être tout à fait honnête ici et il me faut donc dire que j'ai encore une tablette avec des livres dont je serais tout simplement incapables de me séparer : une belle collection de classiques que je destine à mon fils lorsqu'il quittera la maison (j'en achète un chaque année depuis qu'il est né), les livres que leurs auteurs m'ont dédicacé, certains livres qui appartenaient à mes grands-parents (l'exemplaire en italien et en petit format de « La divine comédie » de Dante que lisait mon grand-père, une édition de 1827 !) et les quelques rares livres que je relis.

 

Je me sens mieux depuis que j'ai pris cette décision plus cohérente et que je ne suis plus entourée d'arbres morts et de livres qui finalement... l'étaient tout autant.