« La piscine était vide » de Gilles Abier

Publié le 23 Octobre 2014

Ce livre publié chez Actes Sud Junior fait partie de la collection « D'une seule voix » qui se présente comme ceci : « Des textes d'un seul souffle. Des textes à dire, à partager avec soi et le monde. »

 

C'est effectivement en une seule fois que j'ai lu de bout en bout le récit de cette jeune fille sans histoires qui se retrouve prise dans un tourbillon médiatique et juridique à la suite de la mort de son copain tombé dans une piscine vide alors qu'ils se chamaillaient sur le bord de celle-ci.

 

 

Tellement désireuse de trouver un coupable, un « méchant », la société par le biais du système judiciaire ignore l'être humain doté de sensibilité qui doit faire face simultanément :

*Au choc provoqué par l'événement en tant que tel;

*À la douleur de la perte de l'être cher;

*À l'incompréhension de ses parents;

*À la haine de la mère du jeune homme mort;

*À la prison;

*Au jugement;

*Au reste de la vie à venir.

 

Ce livre décrit une réalité dont il est important de nous souvenir à chaque fois qu'il est fait appel à la « justice » dont Célia parle en ces termes :

J'étais jugée à huis clos. Toute seule face à neuf jurés, deux juges et un président. Toute seule et toute petite. Tous ces gens réunis rien que pour toi, tous ces gens que tu connais pas et qui vont décider de ton sort.

Page 52

Le message de Gilles Abier est primordial et énoncé de manière très efficace dans son livre qui, selon moi, devrait être lu par toute personne travaillant dans le secteur juridique.

 

Celles et ceux qui exercent ces métiers sont-ils toujours pleinement conscients du fait qu'ils détiennent entre leurs mains l'avenir d'êtres humains ?

 

Merci Lyria pour cette excellente suggestion de lecture.

« La piscine était vide » de Gilles Abier