« Le goût des pépins de pomme »

Publié le 28 Juillet 2014

Ce livre n'a pas du tout été ce à quoi je m'attendais après la lecture du billet de Louise. Je l'ai cependant bien aimé. Il a constitué pour moi une excellente lecture « d'été », de ces lectures faciles qui ne laissent pas un souvenir impérissable, mais qui sont de très agréables moments passés à revivre des sensations d'enfance et des sentiments de jeunesse.

 

Je ne sais pas pourquoi, je m'étais imaginé un livre au rythme lent avec une multitude de descriptions de pommiers, de fleurs, de senteurs, de sensations, etc. Je me voyais revivre ce que « Walden » m'avait offert l'été passé ou celui d'avant... ou les deux, car c'est un livre qu'on relit !  

 

Il n'en fut rien et je me suis plutôt retrouvé dans un tourbillon de pensées, en plein coeur d'un méli-mélo de sentiments. Iris, la narratrice, nous fait naviguer entre amourettes (les siennes et d'autres) et secrets de famille avec ce « décalage » qui est le nôtre à la suite du décès d'un proche. Ces journées « entre-deux » où tout change, où tout glisse, où tout se mélange. Ce flottement est très bien rendu par les mots de l'auteur (malgré une traduction parfois... surprenante).

 

En relisant l'article de Louise, j'ai constaté que l'intensité ressentie par elle n'avait pas résonné de la même manière pour moi. Pourquoi ? Les réponses à cette question sont multiples et je me suis donc amusée à répertorier les facteurs (dans le désordre!) qui influent sur notre perception d'un livre. Cette liste n'est qu'une ébauche, n'hésitez pas à la compléter !

Le temps qu'il fait dehors.

Les avis lus au préalable.

Le fait de s'identifier ou pas aux personnages.

La plume et la traduction.

Les thèmes abordés.

L'auteur déjà lu ou pas.

Les « attentes » du moment.

Le climat sonore environnant.

Les sentiments que l'on ressent envers les personnages (Aline).

Le vécu, l'expérience personnelle (Louise).

Notre état d'esprit au moment de la lecture (Lyria/Kidae).

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« Le goût des pépins de pomme »