« La voleuse de livres » de Markus Zusak

Publié le 13 Mars 2014

Ce livre aurait dû me plaire. Il avait tout pour me plaire. Je suis un peu déçue, car la magie n'a pas opéré, le rendez-vous n'a pas eu lieu. Et je ne sais pas pourquoi.

 

Il y est question d'enfants. Il y est question de livres.

La narratrice est la mort elle-même, une originalité que j'apprécie.

Le point de vue est celui d'enfants allemands et de leurs familles pris dans la tourmente du nazisme, « victimes » de celui-ci, victimes non-consentantes, mais bâillonnées. Le message véhiculé par ce livre nous dit simplement que, même la mort parfois a des états d'âme et qu'entre le noir et le blanc, les nuances de gris sont multiples.

 

Oui, tout ceci aurait dû me rejoindre. Pourquoi en est-il autrement ? Pourquoi ne suis-je pas bouleversée ? Une mauvaise traduction peut-être... ou pas. Peut-être simplement une écriture sans relief à mes yeux. Les mots, si important pour Liesel dans l'histoire, sont effectivement capables de tout et, semble-t-il, même de manquer leur cible. Dommage, ces mots-là n'étaient pas pour moi.

 

Je conserve cependant tout le reste et surtout le personnage de Hans, un papa qui joue tellement bien de l'accordéon qu'il en devient un lui-même :

 

Parfois, je me dis que mon papa est un accordéon. Quand il respire et me regarde en souriant, j'entends les notes.

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« La voleuse de livres » de Markus Zusak