«La Cité des Jarres» d'Arnaldur Indridason

Publié le 16 Février 2014

«La Cité des Jarres» d'Arnaldur Indridason

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C'est un bon polar ! Je l'ai lu très rapidement et j'ai beaucoup aimé. Ce n'est pourtant pas véritablement un coup de coeur. Effectivement, la lecture de ce livre m'a permis de faire la distinction entre deux types de romans policiers : ceux qui mettent l'accent sur l'ambiance, l'atmosphère et ceux qui sont plus attachés à l'intrigue. Le livre d'Arnaldur Indridason appartient, selon moi, à la seconde catégorie. Je crois par contre, préférer la première.

 

Cette distinction n'est bien sûr pas figée et la limite entre les deux « genres » n'est pas hermétique. Mais, dans la pratique, cela donne deux choses bien distinctes. Il y a des livres comme « La Cité des Jarres » que l'on a du mal à ne pas engloutir en une seule bouchée/lecture et il y a ceux comme, par exemple, «Voodoo Land » qu'on ne voudrait jamais voir se terminer pour rester dans leur atmosphère qui, bien que parfois plutôt sombre, est séduisante.

 

Les deux procurent d'agréables lectures. Le choix n'est ici qu'une question d'humeur et d'envie du moment.

 

«La Cité des Jarres» d'Arnaldur Indridason

Deux autres aspects ont retenu mon attention dans ce livre : l'Islande et l'humour.

 

Je connais peu l'Islande. J'en avais lu un intéressant portrait dans le livre d'Anneli Furmark : « Le Centre de la Terre »  , mais ce pays continue de m'intriguer. Si, vous qui passez par ici, avez des titres de livres islandais à me proposer, je suis preneuse. Ma curiosité a été éveillée. 

 

Je termine ce billet avec un extrait qui, comme plusieurs autres dans ce livre, m'a fait rire. J'ignore s'il est vraiment drôle ou s'il le devient parce qu'il arrive dans le récit à un moment de tension et se trouve donc être un peu comme une « soupape », mais qu'il est doux de pouffer de rire.

 

Bonne lecture !

- Aurais-tu des inquiétudes sur ta paternité ? demanda Erlendur.
- Dans ma famille, on m'a toujours dit que je ne ressemblais ni à mon père ni à ma mère.
- J'ai toujours eu cette impression, répondit Erlendur.
- Comment ça ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Que tu étais un bâtard.
- Ça fait plaisir de voir que tu as retrouvé ton sens de l'humour, rétorqua Sigurdur Oli.
- Quel sens de l'humour ? demanda Erlendur.

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