«L'élégance du hérisson» de Muriel Barbery

Publié le 13 Janvier 2014

J'ai commencé ce livre dans le cadre de mon « expérience » de bibliothérapie.

 

Et, pour la troisième fois sur ce blog (je crois que je commence à vraiment beaucoup aimer cette nouvelle manière de partager mes lectures), voici ce que je découvre, trouve ou retrouve au fil de ma lecture :

L'image de ce tableau remarqué hier lors du vernissage de la nouvelle exposition du musée d'art naïf de Magog m'a rappelé l'immeuble de la rue de Grenelle et ses habitant(e)s.

 

Petits chiens et mauvais temps

Petits chiens et mauvais temps

Je m'excuse par avance auprès de celles et ceux qui apprécient la brièveté de mes chroniques. Effectivement, celle-ci est un peu plus longue, car elle se déroule en trois temps :

1 - Ma première «écoute» de livre (il s'agit ici de mon premier audio-livre!)

2 - Le contenu du roman en tant que tel.

3 - La suite de mon expérience « bibliothérapeutique ».

 

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1 - Ma première «écoute» de livre (il s'agit ici de mon premier audio-livre!)

 

Je vais renouveler cette expérience, c'est certain ! J'ai beaucoup aimé, même si cela n'a pas été exactement ce que je pensais. Je m'explique.

Je pensais trouver avec les audio-livres une nouvelle forme de « lecture ». En fait, il s'agit plutôt de quelque chose qui se trouve entre la lecture et le théâtre. C'est une excellente nouvelle pour moi qui ne peux pas aller souvent au théâtre. Il y a effectivement des intermédiaires entre l'audio-livre et le lecteur : les comédiens, leurs voix.

Dans le cas de ce livre-ci, Myriam Boyer interprétait la concierge et Salomé Lelouch jouait le rôle de Paloma. J'ai été convaincue par la première, beaucoup moins par la seconde. Je serai attentive aux «lecteurs» lors de mon prochain choix d'un audio-livre. 

La relation avec le livre est donc ici un peu moins «intime». L'on ne peut pas créer les personnages dans notre esprit exactement comme on le souhaite, l'on est «guidé» par les voix. Ceci amène un second point plus « pratiquo-pratique». J'ai commencé l'écoute avec des écouteurs. Ce n'était pas une bonne idée, car justement ces petits appareils renforcent le sentiment de proximité, je me sentais un peu étouffée, j'avais l'impression de tenir Myriam Boyer sur mes genoux !!!! Heureux fait du hasard, les écouteurs sont tombés en panne. Et là... Wow ! L'audio-livre a pris une autre dimension. J'ai savouré EN LIVE.

Je vais lire d'autres audio-livres sous peu, mais j'ai surtout maintenant hâte que le printemps revienne pour tenter une nouvelle expérience : écouter des livres dehors, dans le jardin, dans la nature, dans le hamac, en jardinant peut-être... On verra bien, mais je vais assurément exploiter ce filon, car j'ai fait la découverte d'une délicieuse forme de culture.

 

2 - Le contenu du roman en tant que tel.

Problème. Je ne sais pas si ce livre doit être lu au premier ou au second degré. Tous les «clichés» sont-ils là pour être mieux décortiqués par le lecteur, les «caricatures» ont-elles pour but de dénoncer quelque chose? Ou bien, sommes-nous ici dans une parfaite sincérité de l'auteur, auquel cas, je trouve tout cela un peu affligeant. Je crois comprendre que  l'on a cherché à « donner un accès » à une certaine forme de culture, l'on a en quelques sortes voulu « vulgariser» des aspects un peu obscures de la philosophie et de la psychologie.

L'on se retrouve donc avec un livre dont le titre pourrait aussi bien être «La philosophie pour les nuls» ou encore «Comment avoir des pensées profondes en 10 leçons». L'idée est louable, mais l'objectif non atteint à mon sens. Malgré la difficulté de certains ouvrages philosophiques, je crois que je préfère encore m'attaquer à un gros volume ardu.

 

3 - La suite de mon expérience « bibliothérapeutique ».

Bon. Je n'ai pas été convaincue du tout. Lorque je parlais de bibliothérapie, je ne  pensais pas du tout à cela, à cette manière très peu subtile de tenter de rédiger une sorte de « guide » pour personne pensant que la psychologie consiste avant tout à se regarder le nombril. Non. Passons donc très vite à autre chose.

 

Lorsque je dis «bibliothérapie», j'ai dans l'esprit plutôt des livres assez forts pour venir déclencher en nous des émotions enfouies. Je pense également à des lectures qui transmettent des messages qui, dits par d'autres personnes, seraient rejetés.

C'est à tout cela que je pense lorsque j'évoque la bibliothérapie. J'y reviendrai, car je continue de penser qu'il y a là quelque chose d'immense à explorer.