« Artéfact » de Carl Leblanc

Publié le 27 Janvier 2014

En cette journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, je me souviens de la lecture du livre de Carl Leblanc.

 

Elle m'avait bouleversée, car dans ce livre, l'une des femmes « rescapée » d'Auschwitz ne veut pas en parler, ne veut plus en parler, voudrait ne veut plus jamais devoir en parler.

 

Pour elle, je n'ai jamais écrit de chronique sur ce livre. Mais, je pense souvent à sa volonté d'oubli.

Que faut-il faire ?

Se souvenir, oui.

Que faut-il faire ?

Raviver des blessures, non.

Que faut-il faire ?

« Artéfact » de Carl Leblanc

Un homme, un objet, un passé, douze femmes. Peut-être treize. On ne sait pas. L’artéfact, un carnet fabriqué à Auschwitz dans des conditions impossibles, deviendra vite pour François Bélanger, reporter pour un grand quotidien montréalais, cette invitation au voyage à laquelle, un jour ou l’autre, nous succombons tous. Vers où ? Dans ce cas-ci, vers ce passé déjà lointain de la Seconde Guerre mondiale. Cette « autre rive du temps » sera toutefois difficilement atteinte, car Bélanger est un intrus dans cette histoire de femmes. C’est d’ailleurs une autre affaire qui l’y mène : le cas de Krylenko, présumé criminel de guerre réfugié depuis de nombreuses années au Canada sous un faux nom, et qui s’apprête à être extradé. Croisement d’une sale affaire et d’une belle histoire donc, car l’artéfact en question est un carnet de vœux confectionné au cœur des ténèbres, dans le camp d’Auschwitz en décembre 1944, par un groupe de jeunes femmes qui voulaient souligner le vingtième anniversaire de l’une d’entre elles. D’où vient ce carnet ? Est-il authentique ? Comment est-il arrivé là, dans la vitrine du Musée de l’Holocauste de Montréal ? Qui l’a ramené de l’enfer ? Qui sont ces femmes ? Et cette histoire, finalement, est-ce vraiment une belle histoire ?

Présentation de l'éditeur