«Comme on part, comme on reste» de Mariano Siskind

Publié le 16 Juillet 2013

Du jamais lu !

Le véritable héros de ce livre est l'Abasto, quartier de Buenos Aires en Argentine. Au fil des pages, le lecteur découvre le destin d'hommes (beaucoup!) et de femmes (quelques-unes) qui sont partis ou qui sont restés dans ce quartier envoutant.

On peut partir de l'Abasto vers un rêve, on peut y rester par habitude. On peut vouloir y retourner sans y être autorisé. On peut y attendre quelqu'un qui peut-être n'y reviendra jamais.

«Comme on part, comme on reste» de Mariano Siskind

C'est tout ceci dont nous parle Mariano Sikind dans son livre à l'écriture intense et poétique à la fois.

La structure du livre, parfois telle un scénario de cinéma, parfois évoluant au sein des correspondances des protagonistes est, par moment, déstabilisante. Mais, pas à la manière d'un vertige ou d'une perte de contrôle, plutôt comme quelqu'un qui, absorbé par ses pensées, se serait bel et bien perdu entre Cordoba et Bustamante, entre San Luis et Gallo, entre Anchorena et Aguero, entre Humahuaca et Tucuman, là-bas, dans l'Abasto.

Ce qui m'obsédait, c'était l'Abasto lui-même. C'était ce nom, cette inscription dans l'espace de la ville, sur la page. Ce nom et les histoires qui peuplent un lieu que j'imagine authentique, qui me donne la force d'écrire une biographie décalée - la seule forme qui soit à la portée de quelqu'un comme moi quand il se met en tête d'écrire sa propre histoire.

Page 165

Ce livre est édité par La dernière goutte .